Canadian Fish Passage Assessment

Présentation de CANFISHPASS

Une application gratuite qui offre aux gens de partout au Canada un moyen simple d’aider à repérer les obstacles aquatiques potentiels au passage du poisson.

GratuiteiOS et AndroidAucune formation requise

Ce projet est soutenu en partie par des contributions financières de Pêches et Océans Canada. Il est également financé en partie par la RBC Fondation.

La carte des obstacles de CANFISHPASS ouverte sur un téléphone : des repères de structures codés par couleur dans la région d’Ottawa–Gatineau, avec une fiche de barrage sélectionnée et son état de franchissabilité. L’écran Ajouter une structure : une photo de ponceau avec les boutons Photos et Caméra et une question en langage clair sur le franchissement routier.
L’application

Tout le monde peut contribuer au registre national.

L’application Canadian Fish Passage Assessment (CANFISHPASS) fait de chacun un scientifique communautaire. Rendez-vous à l’emplacement d’un obstacle aquatique potentiel, répondez à quelques questions simples, prenez une photo — et l’application enregistre automatiquement la position.

Aucune formation ni aucun équipement spécialisé n’est requis. Simplement un téléphone intelligent et un peu de curiosité.

  1. 01

    Voyez ce qui est cartographié.

    Ouvrez l’application et consultez ce qui est déjà enregistré près de vous.

  2. 02

    Répondez à quelques questions.

    Des questions simples, en langage clair, sur la structure.

  3. 03

    Téléversez.

    Ajoutez une photo. La position est enregistrée automatiquement.

Écran de la carte des obstacles CANFISHPASS avec des repères de franchissabilité codés par couleur et une fiche de barrage sélectionnée
Écran d’évaluation CANFISHPASS : des questions simples oui/non sur un barrage ou un ponceau
Écran d’ajout de structure CANFISHPASS avec une photo de ponceau et les commandes de téléversement

Pourquoi elle existe

Nick Mazany-Wright, écologiste spatial principal à la Fédération canadienne de la faune, sur le terrain.

« CANFISHPASS fait de chaque utilisateur un scientifique communautaire et permet aux Canadiens de contribuer directement aux efforts de rétablissement de la connectivité des milieux d’eau douce. … Chaque observation réalisée avec CANFISHPASS améliore notre compréhension nationale de la connectivité des milieux d’eau douce et contribue à ce que les praticiens et les décideurs disposent des meilleures informations possibles pour agir en toute confiance et remplacer les structures problématiques par des aménagements fondés sur la nature, afin d’accroître la résilience des infrastructures comme des écosystèmes. »

Nick Mazany-WrightÉcologiste spatial principal, Fédération canadienne de la faune

Les poissons doivent se déplacer.

Les poissons et les autres espèces aquatiques parcourent les rivières du Canada à la recherche de nourriture, d’habitats convenables et des conditions dont ils ont besoin pour survivre. Certains parcourent quelques centaines de mètres; d’autres franchissent des centaines de kilomètres pour compléter un seul cycle de vie. Ces parcours ne sont possibles que si nos cours d’eau demeurent connectés.

Des structures leur barrent la route.

Un obstacle aquatique est toute structure qui empêche les poissons et d’autres espèces aquatiques de circuler librement dans une rivière. Les barrages et les déversoirs en sont les exemples les plus évidents. Mais l’obstacle le plus répandu au Canada est le ponceau : le conduit qui fait passer un cours d’eau sous une route, une voie ferrée ou un sentier. La plupart ont été conçus pour laisser passer l’eau, pas les poissons.

Même si une rivière semble en parfaite santé, elle peut tout de même être une impasse.

Un obstacle situé sous une route ou une voie ferrée empêche discrètement les poissons d’atteindre l’habitat dont ils dépendent.

Ces parcours ne sont possibles que si nos cours d’eau demeurent connectés.

Ce que nous savons déjàCe que nous ne savons pas

Nous avons créé la Base de données sur les obstacles aquatiques du Canada.

La BDOAC est le répertoire d’obstacles aquatiques le plus complet au pays, regroupant plus de 800 sources de données existantes.

L’application Web de la BDOAC sur aquaticbarriers.ca : une carte du Canada couverte de fiches de barrages, de chutes et de passes migratoires codées par couleur, avec les commandes de couches à gauche.

Notre travail a permis de cartographier les obstacles potentiels suivants :

1 500 000+

franchissements de cours d’eau

36 000+

barrages et structures associées

25 000+

chutes d’eau

Nous estimons qu’environ 350 000 de ces franchissements pourraient empêcher les poissons d’atteindre des habitats essentiels de frai et d’alevinage.

Bon nombre de ces 1,5 million de franchissements de cours d’eau sont modélisés, générés automatiquement partout où une route cartographiée croise un cours d’eau cartographié. Ils nous indiquent où un obstacle pourrait se trouver, mais pas s’il existe réellement sur le terrain, ni si les poissons peuvent le franchir.

Confirmer un obstacle exige de s’y rendre. Et avec des centaines de milliers d’obstacles potentiels répartis dans tout le pays, nous ne pouvons pas y arriver seuls.

L’application nous indique où chercher les obstacles, mais votre évaluation nous dit ce qui s’y trouve vraiment.

Photo de deux mains tenant un téléphone : la photo du ponceau est prise dans l’application CANFISHPASS, sur le terrain.

À quoi ressemblent les obstacles aquatiques

  • Vue aérienne d’un barrage hydroélectrique traversant une large rivière.BarragesLes obstacles les plus visibles, ceux auxquels on pense d’abord.
  • Les vestiges d’un vieux barrage de béton, l’eau se déversant sur ce qui reste de sa crête.DéversoirsDes structures basses qui peuvent tout de même être infranchissables.
  • Un ponceau perché déversant son cours d’eau sur les rochers en contrebas : une chute que les poissons ne peuvent pas franchir.PonceauxL’obstacle le plus répandu au Canada, et le plus facile à ignorer.
Votre rôle

Votre évaluation

Quatre choses se produisent chaque fois que vous téléversez.

  1. Elle confirmequ’un barrage ou un franchissement de cours d’eau existe, et permet de repérer des structures que personne n’a cartographiées.
  2. Elle documentela structure à l’aide de photos et de renseignements de base, dont son type.
  3. Elle évalue sommairements’il s’agit d’un obstacle au passage des poissons et d’autres espèces aquatiques.
  4. Elle sensibiliseaux effets des obstacles aquatiques sur les écosystèmes d’eau douce.
Pourquoi c’est important

Le défi consiste à déterminer lesquels causent réellement des dommages.

Tous les obstacles n’ont pas à être retirés. Certains ne coupent pas l’accès à des habitats importants; d’autres sont franchissables par la plupart des poissons la plupart du temps. Le défi consiste à déterminer lesquels causent réellement des dommages. C’est une question à laquelle de meilleures données de terrain peuvent aider à répondre.

Voici l’aspect encourageant :

5 à 10obstacles corrigés
50%+de l’habitat reconnecté

Dans un seul bassin versant, retirer ou modifier les 5 à 10 obstacles appropriés peut reconnecter plus de la moitié de l’habitat disponible pour les poissons.

De meilleures données permettent aux praticiens et aux décideurs d’agir en toute confiance, en remplaçant les structures problématiques par des aménagements fondés sur la nature qui accroissent la résilience de nos infrastructures comme de nos écosystèmes.

À qui ça s’adresse

Si vous passez du temps près de l’eau, vous pouvez contribuer.

Le ruisseau derrière votre quartier fait partie d’un réseau d’eau douce qui s’étend à l’échelle du pays, et une observation de cinq minutes relie les deux.

Aucune formation ni aucun équipement spécialisé n’est requis : tout le monde peut l’utiliser.

  1. Un pêcheur lance sa ligne dans les eaux peu profondes d’un lac de montagne turquoise, sous des sommets saupoudrés de neige.
    Pêcheurs et pêcheurs à la moucheVous savez déjà où les poissons cessent d’apparaître
  2. Deux personnes pagaient dans un canot vert sur une rivière calme bordée d’arbres d’automne.
    Adeptes du canot et du kayakSi vous avez fait du portage pour le contourner, vous l’avez trouvé
  3. Une randonneuse au sac à dos bleu marche sur une passerelle de bois le long d’un lac glaciaire.
    Randonneurs et usagers des sentiersLes sentiers croisent constamment des cours d’eau
  4. Deux personnes au bout d’un quai de bois sur un lac calme à l’aube, l’une montant dans un bateau pneumatique.
    Villégiateurs et associations de lacVous voyez la même embouchure saison après saison
  5. Un couple marche sur un sentier de gravier au bord d’une rivière, sous les arbres d’été.
    Quiconque part en promenadeLa plupart des franchissements se trouvent sous une route ordinaire

Sur le terrain

C’est particulièrement utile si vous êtes déjà sur le terrain

  1. Organismes de bassin versant, membres du réseau Riverkeeper et praticiens de la restaurationIls produisent déjà exactement ces données dans le cadre de leur travail. Consignées ici, elles orientent la planification de la restauration à l’échelle nationale, et non seulement locale.
  2. Biologistes de terrain et personnel des offices de protection de la natureIls y ajoutent une méthodologie documentée, ce qui rend les données utilisables par tous ceux qui travaillent sur la connectivité.
  3. Équipes de voirie municipale, ingénieurs en drainage et équipes d’inspectionDéjà sur place, ils atteignent des franchissements éloignés où les équipes de relevés se rendent rarement. Cinq minutes à un ponceau font une différence.
  4. Chercheurs et enseignantsIls peuvent à la fois puiser dans l’ensemble de données et l’enrichir : une sortie sur le terrain qui alimente une base de données nationale plutôt que d’en simuler une.

La BDOAC est déjà utilisée par

Explorez-la sur aquaticbarriers.ca ou écrivez-nous à cabd@cwf-fcf.org.

Une personne accroupie au bord d’une rivière photographie une montaison de saumons rouges sous un barrage de béton.

Obtenir l’application

Avec votre aide, nous pouvons reconnecter les cours d’eau du Canada et garder les poissons en mouvement.

Téléchargez CANFISHPASS, emportez-la lors de votre prochaine sortie en plein air et versez ce que vous observez. C’est ainsi que nous trouverons les obstacles qui comptent le plus.

Ce projet est soutenu en partie par des contributions financières de Pêches et Océans Canada. Il est également financé en partie par la RBC Fondation.